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Agir

De Index savant.

Agir stratégiquement, c'est vouloir agir ensemble.

Agir
Image associée au film
Auteur Société de stratégie
Responsable éditorial Éric de Maisonneuve
Domaine(s) sciences politiques
Année de création 1999
Type de document revue
Périodicité trimestriel
Support imprimé et numérique
Éditeur (imprimé) Société de stratégie
Site web Société de stratégie


Sommaire

Description de la revue

Compléments bibliographiques

  • Titre : Agir

Signalement scientifique

  • Domaine : sciences politiques
  • Fondateur : Éric de Maisonneuve
  • Année de création : 1999
  • Projet scientifique : Depuis septembre 1999, nous avons tenté de « faire le point » stratégique sur notre monde. Tour d'horizon des principaux acteurs - à l'exception des États-Unis -, ceux autour desquels se noue la problématique du futur, et c'est dans cette perspective qu'il fallait lire les dossiers constitués sur l'Europe, l'Afrique, la Russie, l'Amérique latine et, récemment, la Chine. Mais regard circulaire aussi sur les thématiques les plus lourdes de notre époque, celles qui véhiculent, accompagnent ou font les frais de la modernité et qui, toutes, tournent autour du concept de « crise ».
Telle était l'ambition des premiers numéros de faire l'inventaire de la crise du monde moderne et, donc, d'une certaine façon, de la crise de notre modernité. Ce faisant, nous avons dégonflé pas mal de baudruches et constaté nombre de réalités intangibles. Ce que nous avons surtout appris, chemin faisant, c'est que le monde ne s'acceptait pas tel qu'il était devenu. La plupart des analystes cherchent encore dans les doctrines du passé des recettes pour le fonctionnement et pour le développement de nos sociétés. Ils contribuent ainsi au « malheur du monde », comme l'écrivait Camus, car ils se trompent sur les réalités ; leur vision du monde est fausse.
Nous sommes un certain nombre d'observateurs du monde et d'analystes de situation à avoir établi un diagnostic : le monde est en crise, cette crise est structurelle et donc durable ; elle est en outre souhaitable puisqu'elle nous permet d'échapper à un manichéisme maléfique - pour faire court, celui de la guerre et de la paix. Il ne s'agit plus, par quelque tour de magie, de sortir de notre univers critique - encore moins de tenter un retour au passé, ce à quoi incite la « puissance » -, mais bien de le comprendre, de l'assumer et de tenter de le maîtriser. Tel est l'enjeu des prochaines années, tel est le seul avenir possible pour une Europe responsable.
Il faut aussi dénoncer les apparences et faire un sort aux fausses bonnes idées. On nous chante depuis quinze ans l'avènement du virtuel, la fin des territoires, le déclin du politique et autres chimères. Ce dossier le montre bien ; ce que la crise nous apprend et nous oblige à reconsidérer, c'est au contraire la permanence des « fondamentaux » : le territoire d'abord, c'est-à-dire notre planète terre hors de laquelle nous ne sommes rien et à laquelle nous devons tout, à commencer par notre pain quotidien, notre oxygène, notre énergie ; les êtres humains tout de suite après, c'est-à-dire la démographie, seule justification de notre démarche et dont la problématique « lourde » doit être notre préoccupation ; l'organisation socio-politique, c'est-à-dire l'Etat, enfin comme seule architecture possible entre les uns et les autres, celle qui abrite nos différences et défend nos intérêts. Tant qu'il y aura des hommes, ces trois-là seront l'alpha et l'omega de l'humanité.
Mais ce que la crise nous apprend et qui est la vraie révolution des temps modernes, c'est que la relation entre ces trois éléments fondamentaux s'est modifiée. L'homme et sa volonté de liberté se sont installés - presque partout - au centre du dispositif. Le « système » du monde n'a de légitimité désormais que pour lui permettre de vivre, selon les diverses valeurs qu'il a privilégiées au gré des civilisations, en relation et en accord indispensables avec son environnement nourricier. Il s'agit là d'une inversion des facteurs stratégiques ; après quelques milliers d'années de domination du « haut » et d'obéissance à toutes sortes d'idéologies, notre époque découvre, parce qu'elle en a les moyens techniques et l'expérience historique, ce que chantait Hölderlin dans La Mort d'Empédocle, les destins liés de l'homme et de la terre, la primauté de l'aval : il n'y a rien qui n'aille vers le « haut » qui ne vienne du « bas ». C'est le principe même d'une démocratie que nous pratiquons peu, mais qui deviendra une ardente obligation dès lors que nous aurons compris qu'il nous faut d'une part échapper au chaos qui menace, d'autre part éviter de sombrer dans de nouveaux et si redoutables totalitarismes.
Autre tentation à laquelle l'analyse stratégique nous montre qu'il ne faut pas succomber : l'orgueil de vouloir changer le monde. C'est dans ce monde qu'il nous faut vivre, c'est ce monde critique qu'il faut savoir intelligemment réorganiser et adapter aux besoins des hommes comme aux ressources limitées de son environnement. Il ne s'agit pas de rêver encore quelque utopie alors que nous savons le prix payé pour les précédentes et que nous pouvons subodorer que ce prix sera incomparablement plus élevé pour d'éventuelles suivantes. La stratégie n'est qu'un mode d'emploi du réel. Rien d'autre, mais tout cela. Ce qui n'est pas peu de chose et qui reste à inventer.
  • Comité scientifique : Gérard-François Dumont (Président) - Georges Benko - Pierre Conesa - Pierre Fayard - Thierry Garcin - François-Bernard Huyghe - Hervé Juvin - Antoine Kuruneri-Millet - Bertrand de La Presle - Alain Labrousse - Gérard Lafay - Jean de Maillard - Wladimir Mercouroff - Bernard Norlain - Michel Pinton - Rémy Pautrat - Philippe Ratte - Jean-Philippe Ricalens - Jean-Christophe Romer - Andreu Solé.
  • Président du Conseil d'administration : Éric de Maisonneuve
  • Comité d'administration : Vincent Desportes, CDEF, Vice-Président, membre de droit. Gérard Bezacier, Vice-Président. Pierre Chiquet, Trésorier. Vincent Bernier, Secrétaire. Jean Dufourcq - Caroline Galacteros-Luchtenberg - Hugues de Jouvenel - Hervé Juvin - Françoise Lépine - Claude Mouton - Christian Piroth.
  • Comité de parrainage : Rachid Azzouz - Claude Bassou - Jean-Louis Beffa - Jean-Pierre Bonnefond - Bernard de Dinechin - Xavier Emmanuelli - Bernard Esambert - Pierre-Marie Gallois - Hervé Juvin - Juan Archibaldo Lañus - Bertrand de La Presle - Anne-Marie Lizin - Bernard Norlain - Jean Picq - Eric Piétrac - Michel Rocard.
  • Institution de rattachement :
  • Langue(s) des articles :
  • Résumé :
  • Mots clés :
  • Numéros thématiques : oui
  • Appel à contribution :
  • Tables d'index :
  • Composition d'un fascicule :
  • Nombre moyen d'articles par numéro : une dizaine
  • Type de rubriques :
  • Taux de refus :
  • Délais de publication :
  • Protocole rédactionnel :


Repères bibliométriques

  • Référencement bibliographique :
  • Réservoirs documentaires : BNF + Sudoc
  • Attribution de D.O.I. :
  • Bases de données:
  • Réseau :
  • Évaluations bibliométriques:
  • Web of Science :
  • Label ERIH  :
  • Label CNRS :
  • Liste CNU/AÉRÈS :

Présentation éditoriale

  • Contacts : 21, rue Henri Barbusse 75005 Paris, Tel. : 06 60 83 46 39, et
  • Type de diffusion :
  • Imprimé
  • Abonnement : oui
  • Vente au numéro : oui
  • Numérique
  • Accès libre : certains articles en pdf par numéros
  • Vente à l'article :
  • Abonnement :
  • Abonnement par bouquet :
  • Financements :
  • Format :
  • Tirage :
  • Volume des consultations :

Compléments d’information (bibliographie)

Sources utilisées

  • Base du SUDOC : notice non répertoriée
  • BN-Opale Plus : notice non répertoriée
  • Site internet : consulté le 19 juin 2009
  • Support papier :
  • Informations éditeurs et diffuseurs :
  • Informations internautes :

Commentaires des internautes